Le Dr Philippe DENORMANDIE et Cécile CHEVALIER ont rendu leur rapport sur les aides techniques pour l’autonomie des personnes en situation de handicap ou âgées. Parcours du combattant, restes à charge trop élevés, manque d’information récurrent, personnels mal formés … tous ces aspects conduisent les auteurs à repenser notre organisation territoriale et nationale en matière d’attribution des aides techniques. Ce rapport préconise d’aller plus loin en favorisant l’économie dite d’usage ou de fonctionnalité, principe cher à Envie Autonomie.

 

Envie Autonomie salue la sortie du rapport de Philippe DENORMANDIE et de Cécile CHEVALIER « Des aides techniques pour l’autonomie des personnes en situation de handicap ou âgées : Une réforme structurelle indispensable ».Dans ce rapport 5 axes, 17 orientations et 54 propositions concrètes viennent réhabiliter les aides techniques au cœur de la vie des personnes en situation d’handicap ou de perte d’autonomie. Sans elles ces personnes sont contraintes de renoncer à une amélioration de leur qualité de vie.

Selon les auteurs de ce rapport, le succès de cette réhabilitation dépendra à la fois de notre capacité à changer notre regard sur les aides techniques, à favoriser l’accès à une information de qualité par des professionnels formés et responsables, mais aussi par notre volonté de changer de modèle de financement. Permettre la prise en charge des aides techniques reconditionnées en vue d’une réutilisation par des patients différents de ceux les ayant initialement utilisées, comme l’a décidé l’Assemblée Nationale le 03 décembre 2019 en votant la Loi de Financement de Sécurité Sociale pour 2020, est une première étape. Mais l’ambition est d’aller plus loin en abandonnant l’idée de la propriété de l’aide technique au profit d’une économie dite d’usage ou de fonctionnalité.

Cette approche innovante et durable de l’économie d’usage, Envie Autonomie l’a toujours défendue. Inspiré du modèle québécois, l’objectif est de favoriser la réutilisation des aides techniques pour réduire la consommation de matière et d’énergie, et ainsi encourager le développement durable. Les bénéfices sont multiples : meilleur entretien des aides techniques, meilleur accompagnement des usagers… et bien sûr des économies substantielles pour l’assurance maladie qui pourraient être redirigées vers des besoins non couverts.

Notre ambition et celle des auteurs de ce rapport est de faire bouger les lignes en matière de santé pour ceux et celles qu’on oublie trop souvent : les personnes en situation de handicap ou de perte d’autonomie.